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Lundi 8 janvier 2007
Tout en gribouillant et en écoutant les intervenants de ce colloque à la B.N.F.,
je m’interrogeais.
En quoi mon site a modifié la pratique de mes carnets ?
J’ai commencé mes carnets en 1993 et mon site en 2000. Je pense que ce site dont Simon m’avait donné l’idée, a dépoussiéré mes carnets. Avec les reportages par exemple. Textes et dessins ont eu un écho avec quelques rencontres même virtuelles.
Mais le web ne remplacera jamais une pratique du carnet. Le plaisir de la plume qui gratte, le fait d’avoir en poche carnet et stylo quand on claque la porte de son immeuble pour une promenade dans Paris. Et bien entendu le goût du secret. Indispensable lorsque le soir, la mauvaise humeur vous pousse au plaisir trouble de traîner un de ses proches dans la boue.
Je repensais à ma mère que j’avais surprise un jour lisant mon carnet n°1. C’est distrayant, m’avait-elle dit sans se démonter. Scandalisé, je m’étais plaint à la cantonade. Tu avais laissé traîner ton carnet sur la table exprès pour qu’elle le lise, me dit-on. Sans doute... Une forme d’écriture interactive ? Comme aujourd’hui sur le web.
© Michel Longuet