Lundi 19 avril 2004




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Lundi matin, 15 mai 2000

J’ai eu un choc en me réveillant ce matin, en regardant par la fenêtre de la terrasse de Nuno. Voilà ce que je voyais. Comme mon dessin, tout était gris. Il était 7 heures. Puis, petit à petit, le brouillard du fleuve a commencé à se dissiper. Les toits ont commencé à être rouges. Petit à petit les voitures et les autobus sur le pont D. Luis ont commencé à bouger. Et vers 11 heures, une tache de soleil est apparue sur la terrasse. Ensuite, lentement, le gris du ciel a viré au bleu et la lumière a commencé à donner au paysage tous ses détails. Déjà ceux de l’avant-plan, avec les toits bien rouges. Ensuite, le plan-moyen avec la verdure, les arbres dont j’ai reconnu des palmiers. Enfin l’arrière-plan, de l’autre côté du fleuve avec ses immeubles en étages. C’est une lumière assez crue qui ne ressemble en rien à celle de Lisbonne. C’est la lumière de Porto. Comme on dit, Porto qui s’éveille quand Lisbonne se couche.
© Michel Longuet